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Petits textes divers 

 

Il n’y a plus rien !
Tout change, tout s’affole
Se bouleverse
Le soleil roux ; - lui-même ! –
Ne se lève plus pareil
 
 
Quand au ciel : Motus !
Son horizontalité
N’est qu’un souvenir,
Ce matin murmure-t-on
Il errait vertical
 
 
Le ciel est sombre
D’être passé de gouffres
En failles noires
Pour enfin apparaître
Sur les sommets d’un sillon
 
 
 
ill jlmi
 
 
De plus, il faudrait
Que les feuilles se massent
Qu’elles fassent bloc
Qu’elles servent de liaisons
Entre l’arbre et le soleil
 
 
Feuilles d’âpreté
De silences retenus
Et fort contrôlés
Vous tournez-vous encore
Vers les rumeurs solaires ?
 
Seul le grand calme
De l’arbre face à l’arbre
Face aux racines
Et aux rondeurs du fruit
Peut rassurer… Peut-être
 
Extrait de Ecpyrosis in Les Tankas noirs ed Rafaël de Surtis  2008        
 
mis en ligne mai 2012

 

@ Le poème ne s'invente pas,

il est de bois, de chair, de vent

de paroles que l'on taille

à la serpe des rides

quand le soir rôde sur la peau

que la voix rosse les chansons à boire

 

On n'invente pas le poème,

on le vit comme ordinaire.

 

@ Doucement la porte bouge

laisse voir le jardin -Il rougit

 

Tu ne sais pourquoi

mais tu sens sa rougeur

te monter aux joues

 

Une femme approche

avec une volée de fleurs coupées

tu les prends à plein bras

 

Qui te regarde

dans la jalousie des parfums mêlés?

 

Ses hanches dansent sous le vent     cette nuit

la fenêtre restera ouverte.

 

@ Grand Père   (extrait)

 

Voici l'outre du soir

et son ragoût de rêves

 

Demain il te faudra monter

au-dessus du village

gravir le sentier des chèvres

jusqu'à la Santa Negra

 

alors tu verses dans l'assiette

un peu de vin

fais chabrot

puis plies ton couteau

comme on brise une flêche.

 

***