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Gaëlle Josse

   Vers & Prose
   

      ...oscillations...

    Sysiphe's blues  

    Tambours frappés à mains nues

    Graphisme
    Bio
    Biblio

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Vers & Prose

 

 

...oscillations...    extraits

………et nos courses de haies
à contre
temps contre
pied contre
champ
 
personne n'a dit que c'était facile
 
*
une lampe à la fenêtre
geste de vie
s’en jouent des choses
 
aux fenêtres
le dormant/ le battant
& nos doigts entre les deux
 
*
on s’habitue à tout
sûrement pas jamais
jamais
jamais
on voit où ça mène colère qui monte &
une envie de mordre pas
poétique
du tout
 
*
clic et zap c'est ça
la vie
maintenant
pourquoi pas ?
 
avec
quelques regrets parfois
 
jurassiques certes mais
 
*
…pour votre sécurité
votre vie est sous vidéo
surveillance merci
 
et bonne route j'ai dû
me tromper
 
quelque part
 
oublié de sourire
à la caméra
profils perdus d’avance et lignes de fuite
sans perspective
 
*
tu la kiffes ta life ?
certains jours pas tous car
violent tout ça très violent
souvent trop
 
*
nous sommes des fichiers temporaires à mémoire vive les souvenirs  enregistrer sous/
 
*
chantier ouvert fenêtre sans rideaux il y a des gens qui vivent là sûrement ils n'en rêvaient pas
 
*
on s'attache se tache salissante la vie forcément
 
*
lignes de faille : découper selon le pointillé mais doucement s'il vous plaît & ne me secouez pas etc...
 
*

 

 

Sisyphe's blues  

................... la vie n'est pas où on l'attend ce qu'on guette comme une mousson porte rarement les pommes d'or espérées - désespérant jardin des Hespérides - nos chimères ont des ailes et nous croyons nous envoler mais leurs griffes - les oublie-t-on leurs griffes ? - elles déchirent nos menus assemblages de branches de poussière chaque jour Sisyphe en baskets nous reportons le rocher pèse de plus en plus lourd ou c'est la montagne qui est de plus en plus haute pas facile à dire question de point de vue me direz vous

extrait de "Tambours frappés à mains nues"

 

tambours frappés à mains nues

 

…………………………………… ruisseaux souterrains contournés multiples eux qui nourrissent nos vies nos songes parfois sourd à la surface un peu d’eau pas beaucoup plus au creux des mousses entre les pierres toi tu rêves des hortensias de Coïmbra des citronniers de Sorrente de l’arbre du voyageur des tambours frappés à mains nues qui racinent loin dans la terre loin dans le ventre & de tant d’autres choses trop grandes toujours trop grandes un jour il faudra ranger remiser ces parfums ces couleurs mais ce jour-là tu mourras m’as tu dit ce que tu attends c’est l’instant où quelque chose se noue l’infime événement avènement survenance dans la course grise -chaque matin il faut reprendre le départ- et parfois tu n’es pas sûr de vouloir mais personne ne peut vouloir pour toi comprends-tu 

 

extrait de "Tambours frappés à mains nues"

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Graphisme

 

encre sur papier                                                                                   2008

 

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Bio 

L’auteur(e) de ces lignes est née en 1960 dans une ville calme (très calme) de province, dans une famille où on lit et où l’on écrit.

Etudes de droit (quelle idée, grands dieux !), de journalisme (sympa, mais pourquoi n’y apprend-on pas à se poser des questions avant de poser des questions ?), et diplôme de psychologie clinique (mémoire sur les troubles du comportement alimentaire si vous voulez tout savoir).

A travaille à Paris dans ce qu’on appelle la com avec avis très réservé sur l’utilité sociale de ce secteur, puis quelques années en Nouvelle-Calédonie. Découverte des antipodes à tous points de vue et application de la théorie de la relativité.

Au retour, installation dans un (charmant) petit village des bords de Seine, travaille à nouveau à Paris, dans un magazine (pas littéraire) et un site Internet (pas poétique), cela lui permet quand même d’écrire et de rencontrer des gens, donc ça va.  Passe beaucoup de temps dans les trains.

Elle est mère de deux filles (ados plus grandes qu’elle maintenant, ce qui tend à confirmer que le temps passe).

Et l’écriture là-dedans ? Temps de latence particulièrement long observé chez le sujet, premières publications en revues en 2005.

Contribue avec grand plaisir à la revue de JM Bongiraud Pages Insulaires, et un peu aussi, avec autant de plaisir, à Traction-Brabant, chez Patrice Maltaverne.

Anime également des ateliers d’écriture et des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales.

 

Aux questions « pourquoi écrire, écrit-on trop, à quoi ça sert ? » et toutes ces interrogations poético-métaphysiques, l’intéressée avoue : pas de réponse, trouve ça normal et ne peut s’en empêcher.

Plus sérieusement, la poésie lui semble le plus sûr chemin vers l’essentiel. Et ajoute qu’un peu de nuance dans ce monde de brutes ne saurait nuire…

Aime : ne pas regarder la télé, ne pas envoyer de SMS, jouer du piano (avec plus de persévérance que de talent, hélas), la Mitteleuropa et l’Italie, avec les langues, les livres, les villes et les musiques qui vont avec, les arbres, les chevaux, marcher en ville, regarder les gens dans le métro, la peinture, la photo, lire, écrire et partager le tout  avec ceux que ça intéresse.

 

 

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Biblio  

Publications en revues : Arpa, Voix d’encre, Friches, Lieux d’Etre, N4728, 7 à dire, Florilège, anthologie Parterre Verbal, Hélices…

Recueils :

  • l’empreinte et le cercle, Encres Vives 2005

  • signes de passage, chez Hélices/Poésie terrestre 2008

  • tambours frappés à mains nues, Prix d’édition poétique de la Ville de Dijon 2009

  • castillanes.doc/, Encres Vives collection Lieu, juin 2009

  • carnets du Leonardo Express, Encres Vives collection Lieu, octobre 2009

     

 

en préparation : Train de vie, et Bois flottants, avec des dessins de Véronique Soriano

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et parce qu’aujourd’hui un poète sans son blog n’est pas plus imaginable que Tom sans Jerry ou Dante sans Béatrice… (compléter ad libitum…) http:/www.gaellejosse.kazeo.com  & http://www.helices.fr/helices/josse.html

 

 

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